jeudi 4 octobre 2007

Arrêt definitif de la Chimère

La chauve souris et le Papillon ont décidé de fermer les portes du Blog.

Nous devons voler de nos propres ailes et ce blog nous empêche de prendre l'envol désiré.



Merci pour votre lecture

La chimère vous salut bien bas...

mardi 2 octobre 2007

L'effet papillon


J'ai 21 ans et je m'oriente dans un master de sciences, j'effectue un stage dans un laboratoire Inserm. Mon chef de stage se comporte comme un hystérique, il me donne des noms de fille. Cette semaine je viens de passer 60 h dans le labo, je blot les gènes, je te pcrise, je suis le pipette-man ...J'ai repris goût à la biologie, je lutte pour la première place de promo avec Xander. L'année prochaine, je serai à Paris 7 et je travaillerais à Pasteur en alternance. Ma sociabilité aidant, je me fais remarquer. Je file dans le New Hampshire, dans une petite start up de biotechnologie ou je peaufine ma langue de shakespeare. Après quelques tergiversations, je deviens chercheur et je décide de migrer à Boston. Je suis mal payé, je mange des pâtes lyophilisées. Je baigne dans une vie de parfait scientifique, rivé sur sa paillasse, j'aide mon équipe à établir un vaccin contre la nouvelle pandémie mondial (une mutation des plus contagieuses transmissible par toute les sécrétions humaines du virus H5N1) qui a décimé le tiers de la population mondiale.


J'ai 21 ans et je m'oriente vers du management, mais ne trouvant pas de passerelle avec ma filière biologique, je tente désespérément le concours d'entrée a l'École Sup de Pub à Paris. Je ne me suis pas préparer, mais la feuille d'examen m'inspire comme jamais. Entre question sur les lambeaux du parti socialiste et la fuite américaine de Dsk, sur les sodas lights et celle ou je dois fabriquer une publicité pour freedent en trente minutes...J'excelle, je trouve enfin ma voie... Après trois années a paris, où je fais des piges de mannequinât pour me payer mes vestes flamboyantes griffées Paul Smith ; je deviens publicitaire pour Diesel London (Je lance Diesel Organic, vêtement stylé fabriqué a partir de matériaux récupérés dans des décharges)...je suis complètement pété de thune, je roule en 4x4 lexus. Beigbeder n'a qu'a bien se tenir ... Je suis le nouveau connard !!!
Louise bourgoin du moment, tu es à moi ...


J'ai 21 ans et je m'oriente sans me presser. Je loupe ma L3, par feignantise et par ennui : une année noire en tout point. Je décide de mettre fin a mes jours, je me pends dans ma salle de bain pourrie !!! Le papillon accompagné des membres du big three et de monsieur K m'enterrent dans le petit cimetière de rezé avec mon ballon de basket sous le tempo de gary glitter et des flammes des dragons.


[PS : explication de l'image d'illustration :
D'après les théories de Poincaré, on peut émettre une définition du chaos, de l'effet papillon comme cela : si on émet un rayon sur une sphère, il sera réfléchit d'une telle sorte. Si on change le rayon incident de seulement quelque dixième de degré, son trajet est complètement diffèrent.
Et ceci est accentué plus le nombre de sphère est important...]


lundi 1 octobre 2007

Premier jour d'externat

Premier jour d'externat... Premier contact avec le service... Premier lavage de main au bloc... et près de quatre heures d'attente dans une journée qui en comprend huit !
Attendre l'anapath pour le staff, attendre le chef de clinique parti prendre un café, attendre que l'anasthésiste endorme le patient, attendre entre deux opérations, attendre la fin de l'opération (!), attendre les PH à la bibliothèque... la prochaine fois je potasserais mes bouquins d'internat. Heureusement que le Renard masqué état encore et toujours là pour narrer les péripéties qui ont occupé son week-end (un coup d'état fijien... rien que ça!).
L'uro à l'air d'être un stage atypique : notre présence dans l'aile d'hospitalisation est fortement déconseillée, aucun bilan à ranger, aucun coup de fil a passer, ni aucune entrée à gérer. Bref, plus un stage de grand D1 que d'externe accompli, a priori...
Notre attente désabusée a même inspiré un medecin empathique a improviser un cours sur les tumeurs de vessie, son bébé assoupi dans les bras... Maintenant que j'y pense, peut-être mon père m'a t-il porté ainsi lorsque j'était si jeune ? La fibre médicale se transmet sûrement. L'avenir de cet enfant nous le confirmera lui aussi, sans aucun doute.

[PS : je tiens a m'excuser auprès de mon fan club, en l'informant que pour des raisons temporelles et organisationnelles, la suite de l'épopée spatiale paraîtra en fin de semaine si tout vas bien, merci pour son indulgence]

dimanche 30 septembre 2007

TOYOTA PRIUS


Le matin me parait difficile, la nuit fut courte et mouvementée. J'enfile mon jeans parfaitement taillé, je me glisse dans mon t-shirt armani m'englobant tel une seconde peau, je finis de lasser mes springcourt noires...
Je me presse légèrement, le soleil se reflète sur mes police, je me faufile entre les portes du tramway.
L'ipod collé a mes oreilles finit l'attirail du parfait connard "megalopolaire"

En allant chercher ma voiture, je songe a mes abdominaux devenant des plus apparents...encore un peu de travail et ils seront parfaits !!!
Ma toyota Prius m'attend, son aspect m'inspire, sa couleur grisée va a ravir avec ma montre CK, nous allons elle et moi vivrent de grandes choses, je m'en persuade.

Le concessionnaire veut, il me semble, me mettre dans l'embarrât en me laissant la voiture sans la moindre explication. Mais c'était sans compter sur mon feeling technologique. Sans même un regard vers le vendeur amusé, je démarre mon vaisseau, enclenche le moteur électrique, et fait crier les pneus grâce a la poussé de la transmission automatique. Mon retroviseur laisse apparaitre un vendeur médusé...Ma relation commence pour le mieux.

Je respire la prudence sur les premiers kilomètres mais nous savons, ma prius et moi, que nous sommes fait pour une cohésion des plus crépitantes.
Mon hybride me propulse vers le théâtre, j'y croise le papillon. Je l'invite dans le cockpit, sa veste cintrée et son polo vert pastel liseré blanc fusionnent avec le tableau de bord luisant et l'écran tactile de contrôle énergétique.

Je le dépose avec précaution, j'évite de peu la catastrophe rayure sur mon petit avion en me garant, la transmission automatique ne m'a pas encore livré tous ces secrets.

C'est l'heure, je dois quitter la ville, sur le périphérique la puissance surgit enfin. Je grimpe sur le pont de cheviré sous un soleil couchant, au même moment un boeing entre en phase d'approche de l'aéroport international. L'impression de voler a ces cotés et d'être la victime d'une publicité Air France sont magnifiquement présentes

Sous une pleine lune orangée je dévore l'asphalte à un rythme effréné, je me laisse porté par une pop acidulée. L'inertie électrique saccadant l'entrain du moteur essence me font parfois sourire et me donne envie de voir jusqu'où la technologie japonaise peut m'amener.
J'arrive bientôt à destination ; sur les dernières courbes campagnardes seuls les bruits des pneus couinant sous l'impulsion de mon pied droit viennent gêner le silence de l'habitacle.

Mon week end immersion en vie rurale écoulé, la maladie m'a frappé : triste coïncidence où...!!!

Je dois rechausser ma machine de feu (à faible rejet polluant), mon intime me susurre qu'elle va me soigner... Mes oreilles me font mal, mon nez coule, je décide donc d'enclencher le cruise control. Je me rend compte alors que je pilote seulement avec les mains, je découvre ainsi les commandes d'accélération et freinage au volant...
Ma maladie s'interrompt alors le long de l'autoroute ou ma vitesse oscille tel un pendule newtonnien.

Il me reste une douzaine d'heure avant de retrouver la marche à pied et ma maladie...

Douze heures c'est long !!!

vendredi 28 septembre 2007

2020 : A Space Odyssey ? [3]


[Soixante douze heures sans sommeil... Mais comment pourrions nous dormir ? La terre elle même a abandonné la lune... Quel homme pourraît y être indifférent ? C'est Alexei qui semblait en souffrir le plus. Il ne parlait désormais qu'en russe et alternait états de concentration intense et ce qui ressemblait à des accès de panique exacerbés. Assis devant la console de communication, il dispersait dans l'espace des chants patriotiques russes quand Quentin lui écrasa, sans prévenir, une barre de métal sur la nuque. Alexei tomba lourdement au sol, les yeux révulsés et les lèvres encore tremblantes.
« - Il n'est pas mort, il respire encore, assurais-je.
- Il est dangereux dans cet état, il faut l'isoler avant qu'il n'aggrave la situation, suggéra Yī fū.
- Enfermons le dans le module de stockage, et doc, donnes lui de quoi dormir pendant les prochaines quarante-huit heures », ordonna LS.
Traîner son corps inerte fut finalement très simple grâce à la faible gravité. La réserve était l'endroit parfait pour enfermer un homme : un seul accès vérouillable manuellement. On le laissa seul avec un dose très « suffisante » de sédatif avant de rejoindre le LEM.
« - Au début, je ne reconnaisais aucune constellation. Mais en fait j'ai compris qu'en réalité, elles étaient juste déformées... expliqua Yī fū.
- Déformés ? Comment est-ce possible ? demandai-je.
- Je crois que notre position spatiale est modifiée, et que nous voyons la voie lactée avec un angle différent. affirma Yī fū.
- Mais... on se déplace ? ... mais vers où ?
- Je ne suis pas sûr... mais calculs sont peut-être faux... on dirait qu'on s'éloigne du systême solaire... et à grande vitesse...
- Mais quelle quantité d'énergie aurait pu propulser la lune hors de l'orbite terrestre? m'interrogeai-je
- An astéroïde, sans aucun doute, lança LS en se retournant dans sa chaise pivotante. Ce qui expliquerait aussi le séisme... »
- Mais pourquoi n'avons nous plus de contact avec la terre ? La portée de des satellites est presque illimitée et notre réception est bel et bien fonctionnelle...
Le silence qui régna les quelques secondes suivantes était éloquent. Aucun de nous ne trouvait une explication scientifiquement acceptable à la situation extrême à laquelle nous étions confrontée. Chacun savait parfaitement que nous avions une réserve alimentaire de cinq semaines en se rationnant, et que surtout sans source solaire, l'oxygène se ferait de plus en plus rare. J'estimais notre espérance de survie à 3 jours tout au plus. Seuleument un evénement nouveau multiplia par deux notre réserve d'oxygène...
Avec un cri aussi primitif qu'intimidant, Alexei se propulsa d'un recoin sombre du laboratoire, les yeux injectés de sang, un couteau de cuisine à la main. Alors qu'il allait l'abattre sur le visage appeuré de Quentin, celui-ci esquiva autant qu'il pu le coup fatal et la lame trancha son épaule gauche. L'agressé tomba alors au sol en poussant un hurlement effrayant. Alexei profita de cette position de faiblesse pour s'aggriper fermement au cou de son opposant. Le visage de l'américain commençait à virer au bleue quand dans un dernier geste d'auto-préservation, LS écrasa sur le visage de son assaillant une bouteille en verre qui gisait à quelques mêtres.
C'est après avoir vu l'état des deux cadavres que j'ai compris ce que contenait cette bouteille et surtout pourquoi leur agonie avait été aussi longue et douloureuse. L'acide avait éclaboussé après l'impact et avait rongé la peau exposée jusqu'à l'os. Une moitié du visage d'Alexei était complétement rongé alors que son hémi-face gauche avait figé une expression paisible, comme endormie (peut être n'avait-il pas trop souffert...). Quand à Quentin, il avait reçu presque tout le liquide toxique et il ne restait de lui que quelques os baignant dans une sorte de liquide grisâtre et visqueux (il s'était en quelque sorte liquéfié...). Nous ne sommes plus que deux à respirer l'oxygène, et nous avons une semaine pour trouver une source d'énergie...
Le premier jour fut consacré à l'enterement des deux astronautes qui se sont maladroitement entre-tués. Yī fū tenait à ce que leur reste repose éternellement à l'abri de toute décomposition sous le sable lunaire... ]

jeudi 27 septembre 2007

Iphuck


Bientôt la sortie du bijoux de steve jobs, il me fais craquer, baver...Mais nan, la pomme n'aura pas mon porte monnaie, heu quoique.... quand je regarde steve, l'hésitation renaît à grande vitesse











2020 : A Space Odyssey ? [2]

[La situation était grave. Rassemblé au module de coordination, il convenait de réfléchir à la conduite à tenir à présent :

« Quel est l'étendue des dommages ? demandais-je expréssément à LS.
- D'après le computer, l'accès au module d'habitation est dépréssurisé. Les vannes d'oxygène se sont automatiquement closed. Il doit y avoir une bréche, expliqua le commandant.
- Mais il n'y a pas que, ça ajouta Alexei, penché sur la console de communication. On a perdu la liaison avec la terre...l'antenne relai s'est sûrement brisée. »

L'échange de regard collectif qui suivit renforça d'autant plus le sentiment d'isolement que chacun éprouvait. Nous étions désormais livré à nous même, dans le froid glacial de la nuit lunaire, sans savoir ce qui nous attendais dehors. Les quelques heures qui suivirent virent LS s'acharner sur les commandes de transmission et Alexei tenter de ménager le stress de Yī fū.

« - On ne pourrait pas colmater les dégats de l'intérieur ? s'interrogea Alexei.
- Les consignes sont très claires, la NASA nous interdit toute sortie sans autorisation, et surtout aucune sortie en phase nocturne, répondis-je.
- Mais nous avons été sur-entraîné, préparé à toute les situations. L'un de nous peut bien sortir regarder ce qui se passe dehors et si possible réparer la réception, réfuta Yī fū.
- Okay ! trancha LS. Doc and Alexei sortiront checker les installations. Je contrôle l'opération d'ici, Yī fū, demande au computer de vérifier l'état des panneaux solaires et de calculer notre autonomie d'oxygène. Hey, j'oublais. Guys, si vous faites une rencontre du troisième type, vous représentez the United-States, n'oubliez pas! »

Chacun s'éxecuta sans discuter. Après avoir atteind le sas de dépréssurisation et contrôlé à tour de rôle l'équipement de l'autre, Alexei et moi pûmes une nouvelle fois fouler la poussière lunaire...
Une lueur bleutée soulignait les irrégularités du paysage plongée dans une nuit qui se prolongera deux semaines. Quel spectacle magnifique : le reflet du soleil sur les océans terrestres guidait, par son aura cendrée, chaucun de nos ample pas. Le clair de terre...
Il nous fallut plusieurs minutes pour contourner le hangar de sortie et constater les dégats. Le module d'habitation semblait intact, seul une faille béante sur le sol séparait de plusieurs mêtres les deux extrémités du couloir d'accès désormais cisaillé.

« D'accord, je crois qu'on va devoir se passer de vêtements de rechange, ironisa Alexei.
- LS, je crois qu'on a subit un tremblement de lune.
- Yes, j'ai ça en visuel, impressing! Vous pouvez contourner la ... fissure?
- Avec trois jours d'oxygène et un jetpack, sans aucun doute, continua Alexei en devinant la faille à l'horizon.
- Okay gentlemens, et l'antenne ? Is it damaged? »

L'antenne avait chaviré du dôme et s'était plantée comme un javelot dans le sol sableux.

« - Oui je l'aperçois, elle est disloquée du socle central. C'est réparable Alexei? demandai-je
- C'est dans mes attributions. Mais difficile d'estimer un temps de réparation... les composants électroniques semblent intact, expliqua t-il. Il suffit peut-être de juste remplacer les cables arrachés.
- Perfect, commence dès maintenant. Je t'achemines le matériel..."

Plusieurs heures de réparations furent finalement nécessaires, en partie à cause de la lenteur des gestes sous faible gravité, mais aussi et surtout à cause des nombreuses interrogations soulevées par la présence de tremblements tectoniques sur la lune. Alors que les connections étaient sur le point d'être rétablis une soudaine impression d'obscurité pesante envahit l'atmosphère lunaire. Le paysage était d'une noirceur profonde presque inquiétante. Alexei l'avait perçu aussi. Nous eûmes le même réflexe : celui de rechercher un quartier de terre dans le ciel lunaire... seul l'éternel scintillement de la voie lactée était présent...

Les hurlements de Yī fū qui suivirent confirmèrent notre intime crainte : « Zāng huà ! La terre a disparu ! Ici Yī fū, le contact visuel avec la terre est négatif au téléscope! Je répète contact visuel négatif ! »]

mardi 25 septembre 2007

Le Papillon


C'est presque surréaliste quand j'y pense... Jamais je n'aurais du côtoyer ce petit être volant.
L'histoire débute pour moi, voila 4 années ; elle ne sonne pas la rencontre avec le virevoltant mais elle tissera les liens qui me conduiront a lui. Je me situais donc dans un environnement des plus hostiles : un amphithéâtre médical pour jeunes bizuts en culotte courte !!!
A force de répétition, de chance hasardeuse et sans doute aussi par solidarité, je fis connaissance de celui qui nous réunira. Lui passa le cap et eut donc le privilège de disséquer cote a cote avec le lépidoptère. Je fais un bond de deux années, et par la magie de la course a pied je garde contact avec le réunificateur. A force de conversation, surtout de persuasion, je le décide a entreprendre une aventure basketballistique. Nous amenons chacun un lieutenant. Je me souviens donc de la première rencontre avec ce petit insecte : les cheveux digne de mac dreamy (doc mamour pour les français légèrement ringard), un corps frêle mais des muscles dorsaux taillés en triangle, des abdominaux à la peter parker ... Il me parait posé, jamais prétentieux, et assez sympathique.
Mais il faut dompter la bête, elle se livre par à coup. Je pense qu'il m'a perçu au début comme un joueur qui aime manipuler ici et la. Cet animal a besoin d'assurance et se trouve difficilement capturable, il faut lui montrer ses cartes. Après une année de joute "playgroundesque", nous voila au stade de connaissance améliorée. Je remarque en lui une classe innée, un sourire défibrillateur, et surtout ces fameux yeux malicieux...
Contre le cours des chose, j'en fais mon vice capitaine. Une complicité débute, bien fragile, et je la sens parfois proche de la rupture lorsque je caricature notre relation débutante à l'aide de fulgurant mister chouchou, docteur coucou. Il fallait évidemment transcender le quatre ailes mais j'ai sans doute frôlé sa zone rouge, les souvenirs d'un premier de l'an ou l'homme volant a commencé à se sentir un peu à l'étroit et à piquer des antennes comme si cette confiance s'embrumait dans un hale d'insecticide. J'aurais pu me retrouver avec seulement une ébauche, une chrysalide.
Il a besoin d'acte, et ces derniers six mois permirent à l'oeuf de finir sa mue et de prendre un envol des plus étourdissant ; nous voila sur le chemin de l'amitié, celle qui restera gravée dans la soie nacrée du papillon.

PS : et voila le post maxi GAY ...ENFIN

lundi 24 septembre 2007

2020 : A Space Odyssey ? [1]

Oui, j'en rêve... Voilà comment je l'imagine :

[ « Préssurise le module de stockage, LS. J'ai besoin de matériel médical. ». J'avais besoin d'antidépresseurs en vue des deux semaines et demi de nuit qui commençaient demain. Les trois scientifiques que j'ai à charge n'arrivent toujours pas à s'adapter à ces cycles solaires si particulier, sans compter l'influence certaine de l'isolement ressenti ici. Au final, je ne pense pas recourir à ces anxiolytiques, mais les petits affects dépressifs que j'ai décélé chez Alexei lors de la dernière phase nocturne me pousse à prendre quelques précautions...

Nous sommes quatre astronautes, chacun apportant ses compétences dans un domaine particulier. Je suis le médecin de la mission, spécialiste du comportement social en mileu spatiale et des pathologies extra-terrestres. Mon objectif est d'assurer un suivi médical aussi complet que possible, de prévenir les atrophies musculaires liées à la faible de pesanteur, et surtout d'étudier les comportements humains en séjour lunaire.

Le commandant et superviseur de notre séjour ne pouvait être qu'un américain (principal pays créancier pour ce projet) : un certain Quentin Orland, originaire du Middle West surnommé LS (pour « Leader Sheep »). Il est à mon goût un meneur d'expérience, et l'homme le plus posé et réfléchi qu'il m'est été donné de rencontrer. Deux physiciens complêtent l'équipage : d'abord Alexei, un brillant physicien russe responsable des investigations concernant la chimie des matériaux extra-terrestres (il présente une attirance mystique pour les chauve-souris...) ; puis Yī fū, une ressortissante chinoise qui oriente ses recherches vers l'astronomie et l'astrophysique.

Nous sommes la troisième équipe à se confronter à l'expérience de la base lunaire. Les deux premières équipes avaient en priorité absolue d'assurer la fiabilité des infrastructures, et nous formons donc la première véritable mission de recherche scientifique. Notre modeste base (150m²), situé dans le cratère Shackleton, comprend 6 modules : un module central de coordination ; deux modules d'habitation où est annexé mon poste médical ; le LEM (Lunar Experimation Module) qui regroupe des instruments scientifiques et un poste d'observation astronomique d'une incroyable technicité (seul Alexei et Yī fū savent s'en servir...) ; un module de sortie extérieur ; et enfin une unité de stockage dédiée aux réserves d'oxygène, d'eau, de nourriture, et de « petit matériel » en tous genre, où je me trouve actuellement.

« Okay Doc. Access Granted. », m'annonce LS par transmission. L'air envahit le module dans un bruit de soufflet assourdissant (il nous faut économiser un maximum d'air, c'est pourquoi les pièces peu fréquentées sont systématiquement dépréssurisée), et la trappe d'accès s'ouvre lentement. Je pénètre dans le module. Je remarque, à la lueur violette des fenêtres à filtres UV disposées en dôme, que le soleil plonge lentement derrière le mont Appenin, décrivant une lente chute caractéristique des cycles lunaires. Je me penche sur le moniteur de maintenance, un BIOS 80, qui ressemble plus aux minitels d'antant qu'au moniteurs ultramodernes dont on dispose en salle de coordination.

« Compartiment 35, Casier 4 » m'annonce froidement la voie métallique du BIOS. J'ouvre le tiroir indiqué : les pilules y sont rangées n'importe comment! Qui était l'ingénieur responsable du secteur pharmaceutique? C'est un beau bordel... rien ne semble à sa place. Une vieille boîte de Prozacª, ca fera l'affaire. J'actionne les processus dépréssurisation automatique et sors de la réserve. Je croise Alexei dans le couloir d'accès sud et je devine, de part sa mine obscure et son teint grisâtre, que ses expériences scientifiques n'ont pas été aussi fructueuses que ce qui était escompté.

- « Alors toubib, on commence à regretter sa vie de terrien insousciant ? me demande t-il en regardant la boîte de médicament que je tenais à la main.
- Oh tu sais, ce qui me manque le plus c'est... !!! », un bruit assourdissant couvre mes derniers mots.

Les fondations de la station semblaient plier dans un couinement des plus sinistres, et les ondes de choc paraissait mettre à mal les surfaces d'isolation thermique. Les secousses et le vacarme durèrent quelques secondes avant de s'évanouir aussi soudainement qu'ils étaient venus.

- « Qu'est ce qui se passe LS? C'était quoi ce bruit ? Un joint à laché? criais-je dans le transmetteur.
- I don't understand... surement un problême technique, répondit LS.
Wait, I've got an emergency procedure... je crois que... que... quelque chose a heurté notre structure... »

La peur m'avait déjà envahit, alors que je vit le visage d'Alexei s'épanouir vers une expression d'admiration juvénile et ses yeux refléter un sentiment d'ardente impatience. ]


La suite après-demain .... Merci pour votre soutien, chère bande d'anonyme.

dimanche 23 septembre 2007

Jerk, planche 2

Voila la suite des aventures de Jerk... Des petites retouches auront lieu d'ici peu ; mais le délai c'est le délai. 1 planche par semaine assurée...








samedi 22 septembre 2007

Le sang a coulé ... enfin


Deux bandes rivales, des jeunes chaloufs qui n'ont rien pour eux, à part la danse tecktonik et des cheveux bouclés, ont commencé à haranguer le lieu à l'aide de provocations extrémistes.
Après la victoire française, un maul pénétrant a pris naissance le long de la place graslin...
Les deux gangs ont frappé, la police a sonné, les pompiers ont flamboyé, mais malgré tout cela il est blessé, avachit sur le sol, il pointe vers la mort...
il a pris un éclat de verre dans la tète, il voulait se frotter à la violence urbaine, le voila servit... direction CHU...

il se vide de son sang, le trottoir s'assombrit...

Bloody saturday

Il est 2h30 du matin, je viens de rentrer à mon appartement. J'ai du sang sur les mains... Ce sang dessine au creux de ma paume une figure abstraite presque artistique. Il n'est pas le mien, c'est celui du frère d'un ami d'une insousciante témérité. Le sang dilué coule sur les parois du lavabo, et, seulement après un brossage tenace, la couleur rosée de mes doigts renaît enfin... Les tourbillons d'eau noient les derniers souvenirs d'une fin de soirée source de cicatrices. (Thibaut Potter?)

vendredi 21 septembre 2007

Paradis : 57 boulevard schuman

Pour y accéder, il faut commencer par prendre son courage à deux mains, une longue marche m'attend. La pluie, les chantiers et la circulation débordante du rond de point de rennes ne m'arrêteront pas car je sais ou je vais, direction paradis !!!

Une grande porte verte fait office de purgatoire accéléré, je sers la main du maître de maison, la patte du cerber incontinent bipolaire et je passe donc le sasse.

La musique tourbillonne déjà dans mes tympans, une bande de femelle juvénile attend. Le chef de la révolution cubaine (et aussi frère du maître de maison) sonne toujours le début, il annonce la couleur. Attablé autour d'une longue table, nous commençons notre monté au paradis. Certains plus fragile, palpite déjà sur le dance floor de la maison et commence a invoquer la pluie dans une danse des plus envoûtantes. Le rythme monte, et les pipettes accompagnées du meilleur de la disco se chargent d'emporter tout ce beau monde dans l'effluve endiablée du salon louis XVI...

Les quatre étages s'ouvrent alors à nous, chaque pièce regorge de secrets, et de scènes des plus magiques. Des battles country de guitares sèches, des hommes mort sur leur lit, des batailles d'eau à faire sauter les plombs du temple.
Après ces heures d'euphorie, on se retrouve aisément endimanché dans un trois quart cuir à vouloir chasser buffy la tueuse de vampire, ou alors juste une envie de mutilation sur son homonyme dans la rivière du petit jardin japonisant.
Cette maison transcende les barrières du soi au tempo des sparks, la nature étincelante de chacun se révèle alors .

Le matin arrivant, j'entends la circulation reprendre : l'heure de retrouver l'enfer, le retour se fait tant bien que mal...
Le paradis ouvre ces portes au 57 bd schuman, souvenez vous en !!!

jeudi 20 septembre 2007

L'éclat d'une dame blanche

Comment l'oublier ? Celle qui a brûler les ailes du papillon, celle qui a su le capturer en plein vol... Ce soir d'hiver, je n'ai pu m'échapper du filet formé par sa croupe ondulée et ses yeux glacés. A l'image du papillon de nuit qui tourne en vain autour d'une lumière aveuglante, je savais la brûlure, la fusion, inévitable.
C'est dans l'un des ses lieux festifs, embrumés par une fumée mélant tabac et phéromones, qu'un premier partage est né : d'abord, un simple échange de mots (non aisé dans cette atmosphère si peu propice) jusqu'à la proximité de corps vibrant en rythme. La dame blanche semblait être trouvée, et la requête d'un organisateur de premier de l'an presque executée... Cette intimité dura à mon goût si peu de temps... La soirée touche à sa fin, je la rejoind à l'extérieur pour une utime étreinte devant un immeuble bancal.
C'est non sans une appréhension certaine que je la quitte ce soir là... Après 3 jours, je lui laisse des messages l'invitant à me rappeler (« comme le veut la coutume... »). J'arrive à la joindre, elle accepte puis refuse mon rendez-vous. Ses examens sont dans quelques jours, elle part en voyage ensuite... elle prétend ne pas être disponible avant plusieurs mois. Que dire? Je lui suggère de me joindre quand elle sera de retour... ce qu'elle ne fera pas.
Le papillon a su alors prendre un nouveau départ, en direction d'un lointain halo : celui de sa prochaine source lumineuse.

mercredi 19 septembre 2007

Les tètes d'ampoule


L'histoire commence à l'aube de la puberté. L'entrer au collège sonne le début de l'ère des appareils dentaires, et normalement la fin des chaussettes sandales et des habits de papa maman. Le collège ne pardonne plus ces immondices. Mais l'entourage du petit n'a pas assimilé ce précepte, et le pauvre se retrouve bien malgré lui et grâce à sa brillance catégorisé tête d'ampoule...

Et pour lui le début du collège consonne avec bienvenue en enfer. Vous savez le petit intello dont les grands troisièmes veulent la peau, et le ridiculise car le petit serait capable de leur faire échecs et mat en trois coups...
Son quotidien est ponctué par l'eau des toilettes, un surnom gay, et par de jolies lacerages testiculaires à l'aide d'un poteau et de deux grands écervelés.
Le pauvre va subir pendant quelques années, puis certains vont vouloir s'en sortir.

La puberté aidant, on retrouve la petite aux fils dentaires assortis de miette de pain qui est devenue à l'aide de ces nouvelles protubérances mammaires la fille recherchée par les beaux mâles du collège.
L'âge avançant, y a celui qui veut absolument arrêter la tète d'ampoule, pour cela il effectue un virage à 90 degré. Lui sombrera au début, il va goûter à tout, les bières, les cigarettes magiques et peut être même plus ...Il est encore jeune, il redoublera sa seconde. On le reconnaîtra par sa connaissance incroyable du livre d'allemand LV1 6ème et par ces nouveaux cheveux poussiéreux.

Me voila en première S, j'ouvre les yeux et étonnement, je retrouve des pures races restés figés à l'âge des BN de maman. Eux ont des chaussures de marche, toujours, sont habillés par décathlon et ont des supers TI 89 Titanium avec cercle trigonométrique intégré (et ils n'auront même pas de mention au bac...). La version féminine contient un petit polo couleur fadasse pas top folichon, une surcharge pondéral (delgatto) et surtout l'incapacité de lui emprunter les si durs exos de maths du lundi matin. Elle est méfiante et naïve a la fois, ce qui ne fait pas un mélange très subtil, elle s'attache à des détails comme des bonjours oubliés.
Pour eux, il ne reste plus que la géologie et les maths.

J'arrive en fuck de science, le repère des pures races : toujours égaux à eux même. Je crois que ceux qui arrivent jusque là ont même ajouté une corde à leur arc, ils oublient de se laver pour le bonheur de tous...je n'irais pas vérifier cette hypothèse.
Mais l'intérêt qui me sauta aux yeux est que ici tout le monde a forcement un jour où l'autre emprunté où du moins croisé les balbuties ampoulaires...

Ouvre les yeux et fixe la tète d'ampoule cachée en toi ...Rendez vous au club d'échecs !!!

mardi 18 septembre 2007

A l'heure parisienne...

Deux allers simples pour Paris. Deux personnes à raccompagner à la gare en deux jours. Une mission somme toute modeste qui pourtant n'a pu être mené a bien. Retour sur cet échec.

- Premier train dimanche soir : Départ 19H00 du repaire des truands pour une arrivée à prévue à 20H00 sur Nantes. Premières embuches au Pont Béranger où le plagiste moyen, trop heureux d'avoir pu raviver son bronzage estivale, semble avoir donné rendez-vous à ses semblables. 35km de road trip lancinant au rythme de la BO de "Lost in Translation" (soit très lentement)... Arrivée à la gare à 21H05. L'unique bar côté nord console notre attente grâce aux charges de l'anestésiste (et Dominici alors?). Je laisse mon frère sur le quai. Il prendra le train de 22H00, en première classe (par défaut), sous réserve d'une petite majoration...
- Deuxième train lundi soir : Départ 18H00 du parking bien connue par les nageurs du centre-ville pour une arrivée prévue à la gare dans les quelques minutes qui suivent. Après engagement quai Magellan, la ville semble se concentrer autour de nous. Aucune issue n'est possible, les voies sont bondées, les moteurs bouillonnent et les esprits chauffent. Ma soeur semble trouver la situation plus enivrante que jamais, et s'escaffe à la moindre de mes expressions d'automobiliste névrosé... c'est pourtant elle qui va rater son train ! Après avoir parcouru 1km en 45 min, on arrive à la gare bien trop tard, et cette fois pas d'échange de billet. Elle partira demain matin... et elle prendra le tram, na !

Le sort s'est-il acharné sur ma modeste personne (en supposant que c'est moi qui en souffre le plus) ? Je pense que oui, car même en ayant scrupuleusement recherché des traces d'accrochage ou d'accident, rien n'a pu expliquer l'affluence soudaine qui a permis à ces deux trains de partir sans tous ses voyageurs. Les départs en train ont ceci de particulier qu'ils sont inéluctables. Il n'est pas possible de le retarder de ne serait-ce quelques minutes. Comment dans ces conditions crédibiliser ces longues minutes hollywoodiennes sur les quai de gare, qui foissonent dans les comédies romantiques? C'est toute ma conception du monde qui s'écroule...

lundi 17 septembre 2007

La Grande Roue


Elle a réveillé en moi la perception oubliée du "comment c'est chiant une fille".
Je la retrouve, je l'aperçois de loin, elle arrive.
Avec elle jamais le mal aise ne peut exister, c'est mon amie, rien ne peut contrarier nos moments.
Nous flânons, nous parcourons la ville à la recherche d'un goûté pour madame. Puis lui vient l'idée de trouver des claquettes alors que les jours s'assombrissent...
Nous nous arrêtons prendre un verre en pleine air, mais le froid arrivant, elle me demande de trouver le soleil...

Le parc du château nous conduit à la fameuse fête foraine. Le stand où le mec, avec trop de bide et les ongles noirs, vend des frites huileuse et des galettes saucisses à base de boule de gras est bien là. Les manèges à vomis vibrent dans tous les sens, les enfants courent aux barbe a papa. Tout cela envoûte cet endroit et rendrait presque l'atmosphère prenante. Pour immortaliser ce rendez vous, je me dis que la grande roue est le meilleur moyen. Mais c'était sans compter sur elle et son vertige inversé, car la dame peut s'écrouler en regardant la grande roue. La grand roue attendra donc...

Puis vient l'heure du cinéma dans notre tour du monde du petit couple, j'invite des potes. Mais autant de simplicité n'était pas envisageable. Il fallait impérativement que je visite son appartement, là maintenant... Je rappel donc tout ce petit monde pour recaler le burn ultimatum plus tard.

Le plus important survient lors des au revoirs, elle me souffle a l'oreille que la grande roue n'est que parti remise...

samedi 15 septembre 2007

About a sweet little fox...

1ère planche : dure réalité

9 merdes et une danseuse


Aujourd'hui est un jour important ! Dans une poignée d'heure LE match qui signe la fin de mon règne sous le maillot bleu royal aura lieu, mais la vie a choisis de m'éliminer de cette parade dantesque. Cette rencontre devait être les adieux entre moi et lui, ce sautillant joueur de basket.

La danseuse, mon alter ego, va devoir livrer cette bataille sans moi. Il m'est arrivé un coup du sort, mon talon d'achille a encore frappé, je me suis comme toujours déboîté l'épaule. Mon articulation a encore décimé mes ligaments, ce qui m'oblige à un repos forcé.
Pendant notre été nous avons longuement écrit et réécrit ce fameux match, celui qui devait nous sceller en bons joueurs. J'ai joué sans cesse pour pouvoir enfin dominer mon adversaire. Et quand arrive le jour de la révélation, je subis une absurdité de la vie.
La souffrance n'est rien, elle me rassure même, elle me fait penser tels un égaré, elle pimente ainsi le quotidien tellement chaque mouvement devient un chemin de croix.

Je suis devant un obstacle qui noircit ma progression inéluctable vers les sommets, ça ne m'arrêtera pas. J'aimerai voir en ce jour la réussite de ma danseuse, elle me ferait vivre à travers ces yeux notre belle ascension et agirait sur moi comme un bon vieux remontant.

La ferveur d'un match peut donner des ailes, la difficulté de mon équipe peut m'ammener à commettre l'irréparable : entrer sur le terrain ! Laisser mourir les siens où se sacrifier pour eux...
Je connais déjà la réponse. Point barre

vendredi 14 septembre 2007

Filiation et Ile Feydeau

Pourquoi ce détour par la librairie scientifique? Certains pourront soutenir qu'il ne s'agit que d'une simple coincidence, mais moi, j'y voit plus un signe du destin... Avec un peu de recul, je me rend compte que tout dans cette matinée m'a conduit à ce lieu, à cette heure précise. D'abord, les commandes du web interminables, les réductions plus qu'attractives, les conseils avisés des collègues... Comment aurais-je pu l'éviter?
L'ambiance de ce magasin me semblait déjà familière, comme si j'y avait vécu moi même... Une devanture simple mais attirante, de grandes étagères remplies, un éclairage intime, un étalage assez imposant pour inspirer la confiance et pourtant adapté à une circulation aisée (pour peu d'être non accompagné). Le gérant de cette librairie exprime en ce lieu, un bon goût des plus subtil. Justement, cet homme, chétif mais rassurant, me rappelait étrangement mon arrière grand-père... Ce nez caractéristique, au combien gorgé de caractère, ne pouvait venir de très loin... C'est au moment où j'ai du demandé à cet individu une facture pour les quelques tomes médicaux que j'avais sélectionné, que toute l'intrigue s'est dénouée.
Mes présentiments étaient fondés ! Au moment même où je l'ai prononcé , j'ai compris qu'on partageait, lui et moi, le même nom de famille... Ce gérant de librairie fait parti de ma famille ! Un ancètre éloigné sans aucun doute... Mais comment un membre de notre famille a pu atterir a cet endroit, propriétaire d'une berge de l'un des anciens ports les plus prolifiques de France ? A ma connaissance, mes aïeux les plus lointains étaient des marins pour qui l'histoire reste encore obscure... Selon un spécialiste, historien à ces heures les plus sobres, ma famille aurait eu des relations certaines avec les capitaines corsaires qui écumaient les mers au XVIIIème siècle, sous l'égide du roi de France. J'imagine mon ancètre, capitaine de la célèbre frégate "Le Croyable", armée d'une vingtaine de canon partir à l'assaut de navires anglais et leurs précieuses cargaisons des Indes, sous couvert du drapeau pirate. Après de nombreuses conquêtes maritimes, ils auraient pu désorganiser l'effort de guerre anglais, pour finalement échouer dans la "petite Venise de l'Ouest" en tant que riche gestionnaire. A la vieille de la Révolution, il aurait rallié les idées des prolétaires, pour lutter pour contre la tyrannie et le despotisme...
Quitte à choisir un passé, autant qu'il se base sur un imaginaire fertile et optimiste. Je pense qu'il appartient à chacun de se le construire sur la base d'anecdote réel à l'image de ses propres convictions. Le présent porte des stigmates du passé, il convient de savoir les reconnaître...

jeudi 13 septembre 2007

Jerk

C'est la première planche...hey le dragon tu as sucé un schtroumpf ??


L'eau du cimetière


Parfois on se fixe un objectif, et moi en général je fais en sorte de le fixer très haut, si lointain que je n'y accède que rarement et je trouverais bien une excuse pour me dédouaner. Mais étant un parfait réaliste, ma technique ne fait que ricocher pour encore mieux me tenailler.
Mon aspiration se nomme basket, de le reprendre à haut niveau.
Mon cheminement a été de trouver mon alter ego, de façonner un duo, de m'efforcer à l'émulation. J'ai donc accompli l'insupportable pour un but, retrouver les bases d'un sport si délicat.
Quand la folie se mêlait à nos entraînements, nous devenions des bipèdes seulement capable de bredouiller quelques sombres mots intelligibles. Nous courions boire la légendaire eau du cimetière tout proche de notre terrain, celle qui vient directement des morts, celle qui réchauffait notre âme. Cette douce anesthésie du cerveau va cruellement me manquer.
Après une demi année à ne pas regarder en arrière, j'ai réussi à progresser, et je crois que le problème se situe ici. Mon frère d'arme m'a quitté, je me retrouve donc esseulé avec mon satané objectif et ma nostalgie. Réussirai je à mettre le pied à l'étrier ?

mercredi 12 septembre 2007

Rentrée : la première pierre .

Le premier jour d'une nouvelle année... des heures décisives pour les huits mois à venir. Je ne peux pas dire que je ne m'y suis pas préparé... j'appréhendais déjà ce jour depuis début août...
Premier point crucial : la narration des péripéties estivales... Des coups de gueule aux amourettes passagères, rien n'est plus croustillant... mais finalement tellement angoissant ! Mes vacances ont-elles été aussi fun que celles des autres ...? Ca peut paraître puéril mais je n'ai pas pu m'empêcher de fabuler sur mes aventures d'un soir, mes lieux de rencontres et mes amies aussi généreuses qu'imaginaires. J'espère avoir été convaincant... la réaction (à peine simulée) de mes amis le laisse croire.
Le récurrent rituel des nouveux vêtements, accessoires et objets de mode prend ce jour là toute son ampleur... Je ressens encore cette oppression particulière rien qu'en y repensant... Slim, Ipod, couleurs flashis... j'espère qu'on ne m'a pas perçu comme un extra-terrestre avec mon jean large, mon polo noir et mon téléphone has been... Il m'a été si difficile de quitter le miroir ce matin là que j'en frémit encore... (heureusement que j'ai pu me regarder dans vitrines et les rétroviseurs jusqu'à la fac).
Mais surtout, ce premier jour est celui des espoirs, des attentes, des promesses... les personnages sont les même, mais l'histoire finira différement... D'après mon horoscope : "Vos amours deviennent plus simples à gérer, l'insouciance gagne du terrain positivement. Vous êtes en train de changer, et de chercher à gagner en qualité relationnelle. Vous aurez l'occasion de poser la première pierre aujourd'hui."
La première pierre, c'est le mot juste... celle qui inaugure les grands chantiers ...

mardi 11 septembre 2007

Somnambule in the Fuck

Je dors depuis peu, je me sens bien mais c'était sans compter sur mon indocile réveil qui piaffe son requiem assourdissant.
Aujourd'hui, c'est la rentrée. Et le fait le plus marquant, j'ai entrevu le matin. J'ai réussis à me lever à 9h et des poussières, je me prépare, je suis encore dans une bulle ou pas grand chose ne transparaît...
Je croise des têtes qui me sont familières mais sans intérêt. Je passe mon chemin et je stagne collé à du verre qui me refroidi l'esprit, je reprends petit à petit un niveau de conscience. Des gens me parlent, j'acquiesce donc. Il est 11h, la cloche sonne. Je regarde la foule entrer et je lui emboîte mécaniquement le pas.
C'est la rentrée, vous pouvez glousser, ça va être long !